Nos démarches
La résilience au fil de l'action
Parce que le silence nourrit nos actions et renforce notre quête de justice
A cela s'ajoutent les 4000 courriers adressés par mail aux parlementaires (assemblée nationale et sénat), aux cabinets du Premier Ministre, du Ministre des armées, du Président de la République, aux membres de commissions spéciales, aux médias, aux institutions militaires, etc...
Seuls 8 parlementaires ont accepté de nous aider dans le cadre de leur mandat : nous les remercions infiniment.
La stratégie de l'épuisement
Nous avons rapidement compris que nous n'aurions aucune aide de l'institution militaire. Notre seul moyen d'obtenir la justice était alors l'énergie de la détermination et la résilience acquise au fur et à mesure de nos démarches.
Tout a été fait pour nous décourager et c'est alors que nous avons décidé, devant le silence et parfois le mépris de l'institution, d'aller jusqu'au bout, quoi qu'il en coûte et quoi qu'il nous en coûte.
Courrier Ministre des Armées 26 juillet 2022 ( sans réponse)
Courrier Chef d'Etat-major des Armées 26 juillet 2022 ( sans réponse)
Courrier COMRENS 27 août 2022 ( sans réponse)
Courrier Chef de Corps 61 RA du 5 septembre 2022 ( sans réponse)
Courrier Quartier Blandan 15 septembre 2022 ( sans réponse)
Courrier à Madame la Première Ministre le 10 décembre 2022 ( sans réponse)
Courrier Cabinet Ministre des armées Janvier 2023 ( sans réponse)
Directeur adjoint du cabinet civil et militaire Janvier 2023 ( sans réponse)
Directeur du cabinet civil et militaire Janvier 2023 ( sans réponse)
Chef du cabinet civil et militaire Janvier 2023 ( sans réponse)
Courrier Ministre des Armées Juin 2023 ( sans réponse)
Courrier Premier Ministre Juin 2023 ( sans réponse)
Après 34 mois de silence, d’attente, de courriers ignorés, de recours successifs… nous avons enfin obtenu une première forme de justice pour Louis. La Commission de recours de l’invalidité (CRI) a reconnu son accident de service. Ce qui aurait dû être un droit évident a exigé de nous un combat de chaque instant.
Cette décision, aussi tardive soit-elle, est une victoire. Mais elle souligne surtout l’inhumanité d’un système qui oblige les familles à se battre pour faire reconnaître l’évidence.
À travers cette reconnaissance, c’est la dignité de Louis qui est restaurée. Et c’est aussi un message que nous adressons à toutes les familles confrontées à la même solitude institutionnelle : ne lâchez rien.
Il est temps que ces parcours de souffrance cessent. Que la justice sociale ne soit plus une conquête, mais une réalité. Nous continuerons à nous battre, pour Louis, pour les autres, pour que demain, plus aucune famille ne vive
Après 34 mois de combat, une nouvelle vérité a été reconnue : cette fois-ci par la justice.
Après avoir obtenu la reconnaissance de l’accident de service par la Commission de recours de l’invalidité (CRI), notre famille vient d’obtenir une deuxième victoire essentielle : la condamnation de l’État pour avoir manqué à ses responsabilités.
La juridiction civile a reconnu ce que l’armée a toujours refusé de voir : que le suicide de Louis est imputable au service. Que ce drame n’est pas un fait isolé, ni une tragédie privée, mais la conséquence directe de manquements graves de l’institution militaire.
Cette imputabilité engage l’État. Il a été jugé responsable et, à ce titre, condamné à indemniser les parents de Louis. Ce jugement répare une injustice, mais il ne rendra jamais Louis à la vie. Il constitue néanmoins une étape fondamentale pour rétablir la vérité, et surtout, pour prévenir d’autres drames.
Désormais, nous poursuivons ce combat devant la justice pénale.
Nous nous sommes constitués partie civile dans une troisième procédure, car il ne peut y avoir de justice complète sans reconnaissance des responsabilités individuelles.
Le temps de l’impunité doit cesser. Ce n’est pas l’armée que nous attaquons, mais ceux qui, en son sein, ont failli, ignoré, ou méprisé le mal-être d’un jeune soldat.
Nous nous battons pour Louis, mais aussi pour tous ceux qui, comme lui, n’ont pas été entendus à temps.
Parce que chaque vie compte, parce qu’aucun uniforme ne devrait dissimuler la souffrance, et parce que la République se doit d’être exemplaire envers ceux qu’elle engage.
Notre troisième combat est sans doute le plus fondamental. Il s’agit désormais de faire reconnaître, devant la justice pénale, les fautes caractérisées commises par l’armée, et donc par l’État, dans les circonstances qui ont conduit au suicide de notre fils, Louis.
Cette étape est cruciale. Car il ne s’agit plus seulement de responsabilité administrative ou civile, mais de fautes pénales graves, parmi lesquelles l’homicide involontaire aggravé, du fait de négligences, manquements et décisions manifestement inappropriées.
Ce combat sera long. Il touche au cœur même de l’institution militaire, à sa culture du silence, à son refus d’assumer ses défaillances internes. Mais nous le mènerons jusqu’au bout, avec courage, parce que Louis le mérite, et que d’autres doivent être protégés.
Les éléments de preuve sont là, accablants, et d’une gravité incontestable :
L’armée avait pleinement connaissance du mal-être de Louis, notamment à travers des signalements, des comportements inquiétants, et une menace de suicide explicite.
Aucune mesure élémentaire de protection ou de prise en charge psychologique n’a été mise en place.
L’institution a préféré la voie disciplinaire à l’accompagnement, humiliant Louis plutôt que de le soutenir.
L’isolement progressif dans lequel Louis a été plongé, à cause de décisions internes, a précipité son geste irréparable.
Des échanges de mails entre membres de la hiérarchie démontrent, de façon consternante, la conscience des risques encourus et la persistance dans l’inaction.
Une décision particulièrement choquante a été prise : affecter Louis au ratissage de munitions immédiatement après qu’il a exprimé une volonté suicidaire lors d’un exercice de tir. Une exposition à un danger mortel à un moment où il aurait dû, au contraire, être mis à l’écart de toute source de risque.
Ces faits ne relèvent pas d’un simple dysfonctionnement. Ils traduisent une chaîne de responsabilités, des fautes caractérisées, et un mépris tragique pour la vie humaine.
En nous constituant partie civile, nous demandons que justice soit rendue au nom de la loi, mais aussi au nom de l’honneur que Louis n’a jamais perdu, même quand l’armée a tenté de l’en priver.
Ce combat est mené pour Louis, mais aussi pour tous les jeunes engagés, pour toutes les familles, pour qu’aucun autre uniforme ne cache un drame évitable.
Nous voulons que l’armée française soit digne de sa mission, et qu’elle respecte, au-delà du devoir, la vie de ceux qui la servent.
COURRIER PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE PROJET DE LOI MARS 2025 ( Sabs réponse)
LETTRE OUVERTE A SEBASTIEN LECORNU 09 2025 (sans réponse)
Pourquoi notre détermination?
Soutien
Agir pour la santé psychologique des militaires.
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